dimanche 23 mars 2008

Balayer pour toujours


Plus de photos spectaculaires, juste un état d’âme, un album photo personnel, qui m’a amené jusqu’aux racines de mon adolescence, jusqu’aux petits rêves de lycéenne et aux histories qui semblent tellement lointaines aujourd’hui. Je lisais sur ce parc il y a bien une dizaine, une quinzaine d’années. C’était des romans fulminants qui brisaient tout souffle et tout soupir.

De surcroit, je me rappelle La Medeleni, Ionel Teodoreanu. Je n’avais plus de 11-12 ans quand je le lisais comme consolation après avoir fini toutes les expéditions tumultueuses où m’amenaient chaque après-midi jusqu’à minuit les ciresari.

Je lisais là-bas sur Dănuţ, sur Monica, sur Potemkine et Kami-Mura, sur Iasi, sur la splendide Moldavie qui tissait petit à petit un mirage extraordinaire. Je voulais y arriver de toute mon âme, trouver toutes les cerises, les rayons de soleil, les promenades et le soufflement si tendre, si gentil, du vent. Lorsque je m’y suis rendue, j’ai été bien frappée par le désuet de l’image que j’avais sur tout ce qui est moldave. Pas de cerises, pas de bonhomie.

En fin, Dănuţ arrive à Bucarest. Moi, j’y étais déjà presque depuis toujours. Un Bucarest tellement francophone et prometteur, aux bâtiments baroques ( ?! – c’est comme ça que je lui avais façonné l’image à cet époque) se découvrait pas par pas à la rencontre de deux boulevards assez poussiéreux – Reine Élisabeth et Schitu Măgureanu. Il y a la tour du bâtiment Bulandra qui rappelle de loin que c’est où commence ce petit périmètre d’histoire. Il y a ensuite un balcon en fer forgé qui semble se balancer à gauche et à droit chaque fois que les locataires toussent. Peu importe, il est là depuis toujours et j’ai été éprise de ce petit endroit balanceur au long de mes quatre années de lycée. Je le regardais de la mansarde de Gh. Lazăr et je souriais discrètement : c’était un remerciement souriant pour le privilège de me trouver là-bas ; c’était ensuite le rappel des histoires amoureux de Dănuţ qui auraient dû se dérouler justement dans ce bâtiment, m’imaginais-je.

Bref, Cismigiu.

C’est moi qui l’ai rempli d’histoires. Comme la ville toute entière, si laide qu’elle soit.

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#Promenade, quitant TEDU 007

# Vue lyceenne vers le parc
#Avant les resultats du bac


#Ecrivant des histoires sur une banque, automne 2006
# En attendant.Mais qu'est que j'ai eu a *&^% la? Il vaudrait mieux partir. On peut pas atteindre pour toujours. automne 2006
#"Cred in Mos Craciun", decembre 2005
#Promenade volens-nolens, en me rendant a la BCU



#Juste avant un cours d'histoire politique
#Avant les resultats du bac

#Fevrier 2007, vacances et syllabus "Partis politiques" fotocopie

#Apres un cours d'histoire politique, automne 2006


dimanche 9 mars 2008