dimanche 28 mars 2010
dimanche 23 mars 2008
Balayer pour toujours
Plus de photos spectaculaires, juste un état d’âme, un album photo personnel, qui m’a amené jusqu’aux racines de mon adolescence, jusqu’aux petits rêves de lycéenne et aux histories qui semblent tellement lointaines aujourd’hui. Je lisais sur ce parc il y a bien une dizaine, une quinzaine d’années. C’était des romans fulminants qui brisaient tout souffle et tout soupir.
De surcroit, je me rappelle La Medeleni, Ionel Teodoreanu. Je n’avais plus de 11-12 ans quand je le lisais comme consolation après avoir fini toutes les expéditions tumultueuses où m’amenaient chaque après-midi jusqu’à minuit les ciresari.
Je lisais là-bas sur Dănuţ, sur Monica, sur Potemkine et Kami-Mura, sur Iasi, sur la splendide Moldavie qui tissait petit à petit un mirage extraordinaire. Je voulais y arriver de toute mon âme, trouver toutes les cerises, les rayons de soleil, les promenades et le soufflement si tendre, si gentil, du vent. Lorsque je m’y suis rendue, j’ai été bien frappée par le désuet de l’image que j’avais sur tout ce qui est moldave. Pas de cerises, pas de bonhomie.
En fin, Dănuţ arrive à Bucarest. Moi, j’y étais déjà presque depuis toujours. Un Bucarest tellement francophone et prometteur, aux bâtiments baroques ( ?! – c’est comme ça que je lui avais façonné l’image à cet époque) se découvrait pas par pas à la rencontre de deux boulevards assez poussiéreux – Reine Élisabeth et Schitu Măgureanu. Il y a la tour du bâtiment Bulandra qui rappelle de loin que c’est là où commence ce petit périmètre d’histoire. Il y a ensuite un balcon en fer forgé qui semble se balancer à gauche et à droit chaque fois que les locataires toussent. Peu importe, il est là depuis toujours et j’ai été éprise de ce petit endroit balanceur au long de mes quatre années de lycée. Je le regardais de la mansarde de Gh. Lazăr et je souriais discrètement : c’était un remerciement souriant pour le privilège de me trouver là-bas ; c’était ensuite le rappel des histoires amoureux de Dănuţ qui auraient dû se dérouler justement dans ce bâtiment, m’imaginais-je.
Bref, Cismigiu.
C’est moi qui l’ai rempli d’histoires. Comme la ville toute entière, si laide qu’elle soit.
#Promenade, quitant TEDU 007
# Vue lyceenne vers le parc


#Ecrivant des histoires sur une banque, automne 2006
#Promenade volens-nolens, en me rendant a la BCU
#Avant les resultats du bacdimanche 9 mars 2008
jeudi 6 décembre 2007
Creioane colorate
samedi 1 décembre 2007
Decupaje
Ses cheveux roux
Intr-o seara Ilinca a ramas singura in casa. Era frig si din cand in cand pocnea sifonierul mare si vechi. Si-a pus un ibric cu apa la fiert, a cautat prin toate dulapurile urme de cafea. A gasit in cele din urma cateva lingurite rancede. Bune si alea, s-a gandit somnoroasa si a pronit televizorul. Nimic de vazut, nimic de ascultat. Parca lumea a inebunit. Filme proaste, reclame cu maimute si ciocolata ieftina, stiri din sport cu zambete largi si priviri goale. Hmm.. ce dobitoci !
Da, poate ca ar fi trebuit sa citeasca. Dar avea o senzatie stranie imaginandu-si mai degraba decat simtind frigul ce urma sa ii stranga fiecare deget pe file. Ce sa citeasca ? O carte, evident. Ramasese fara reviste si stia ca oricum o sa gaseasca aceleasi zambete tampe ca cele din stirile sportive.
[...]
Ce carte sa citeasca ?
Insuportabila usuratate a fiinteti.
Pentru textul complet faceti trei matanii, scuipati de 3 ori in san, asezati-va pe un scaun, spuneti un descantec, rugati-va frumos.
